Position ventrale et mort subite du nourrisson

« L’expérience » faite dans les années 70/80 par la pédiatrie occidentale d’adopter la position ventrale chez le bébé pendant leur sommeil, a été catastrophique.

 

Toutes les civilisations, toutes les cultures, ont pris soin, depuis que le monde est monde, de protéger la tête des nourrissons ; car il était su et vu qu’il existait sur ce crâne des zones molles et donc fragiles.

Elles ont ainsi été conduites à adopter vis à vis de ce crâne une attitude de bon sens qui éliminait toute conduite déformante. Elles ont respecté la nature de ce bébé, encore tout arrondi et replié, en le plaçant sur le côté et en alternant régulièrement le positionnement sur la gauche et sur la droite. 

La physiologie du bébé était respectée, il n’existait aucune pression sur les parties en relief du crâne ; il n’y avait pas de têtes plates bien sûr.

 

Vers les années fin 1970, certaines « élites » pédiatriques occidentales trouvent de bons arguments pour militer en faveur du coucher sur le ventre. Cette position disent-elles, favorise un meilleur développement psychomoteur, permet une meilleure oxygénation (… !?), diminue les coliques et les conséquences du reflux.

 

Il en est résulté une augmentation dramatique de la mortalité infantile.

 

Pendant 15 années, ce que l’on a nommé « Mort Subite du Nourrisson » (MSN) a atteint tous les pays « occidentaux » qui avaient accepté ce nouveau mode de coucher

La majorité des décès survenaient vers l’âge de 3 mois, période où l’enfant commençait à pousser sur ses pieds et bougeait ainsi son corps vers des zones de literie dangereuses qui encombraient son matelas. Sa tête s’y enfonçait et il s’y étouffait. Et ceci d’autant plus que s’il régurgitait, il n’avait pas longtemps la force de relever la tête de la zone liquidienne projetée.

Position ventrale chez le bébé

La recommandation de la position ventrale chez le bébé entraîna des dizaines de milliers de morts en occident (Paul Cesbron)

 

Il a donc fallu stopper rapidement cette promotion de la position ventrale, cette fausse bonne idée mortifère.

Et revenir à une position de sommeil de sécurité « safe » !!

 

C’est ainsi qu’en 1992 les USA instaurent la politique pédiatrique du « Safe to sleep ».

Il s’agit d’arrêter de positionner les enfants sur le ventre, évidemment, et de les positionner de manière sécurisée soit sur le côté, soit sur le dos.

 

Très rapidement, grâce au simple fait d’arrêter la position ventrale chez le bébé, la courbe de mortalité infantile baisse drastiquement en 3 ans.

Pourquoi ces têtes plates ?

Comme le raconte Paul Cesbron : « On découvre ébahis la forme accusatrice de cette maudite courbe qui va poursuivre sa chute » (Paul Cesbron Société d’Histoire de la Naissance , 14 juin 2014) ;

C’est bien la position ventrale chez le bébé, en tant que telle, qui a conduit aux morts subites, puisque c’est sa suppression qui corrige la courbe des MSN.

Grave erreur de la médecine donc !

Qui ne l’acceptera pas franchement !

Citons à nouveau Paul Cesbron : 

« Après l’oubli des publications mettant clairement en évidence la responsabilité de l’inexplicable recommandation, il fallait attirer l’attention sur d’autres nombreux facteurs de risque et noyer le principal dans la multitude : prématurité, retard de croissance, tabagisme, maltraitance et infanticide… ».

Et puis, absence de remords aidant, et avec un certain culot, cette même médecine va déclarer : nous avons trouvé la solution pour éliminer la Mort Subite du Nourrisson ; il faut désormais placer les bébés sur le dos !

Dr Thierry Marck – pédiatre